Benjamin Bernheim, ténor
Carrie-Ann Matheson, piano
Giacomo Puccini, Madama Butterfly, « Adieu, séjour fleuri »
Il est des artistes dont la lumière éclaire les plus grandes scènes du monde — la Scala, le Met, l’Opéra national de Paris — et qui, un soir, choisissent de se faire plus proches, comme pour murmurer à l’oreille plutôt que pour embraser les cieux. Benjamin Bernheim, ténor dont la voix a conquis les publics les plus exigeants, pose ce soir ses valises dans l’intimité d’un récital. Pas d’orchestre tonitruant, pas de machinerie lyrique, mais un piano, peut-être une ou deux invités, et ce répertoire qui semble écrit pour l’émotion pure.
Au programme, un voyage entre Puccini et Tchaïkovski, de Bizet à Ginastera, où se mêlent mélodies françaises et airs envoûtants. Des perles rares, des tubes intemporels — La Fleur que tu m’avais jetée, Je crois entendre encore — portés par une voix qui sait tout dire, même dans un souffle.
À la Philharmonie de Paris, Bernheim chante pour nous, pour l’instant, pour cette alchimie rare où une voix, un piano, suffisent à faire battre les cœurs plus fort.
88, 78, 62, 42, 27, 13 €